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auxiliaires > do > sémantisme > sortie du continuum (discours routinier)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DO auxiliaire n'est pas un verbe

(et ne doit pas être confondu avec DO verbe = faire),

mais un opérateur linguistique.

 

De même que les mathématiques posent des opérations avec des chiffres,

la langue pose des opérations avec des mots et des signes :

DO auxiliaire + GNS + BV + (GNO) + ?

 

 

 

Nombre d'opérations sémantiques

- constat, confirmation, validation, impératif négatif / emphatique, négation,

question, questionnement, interrogation, tags

s'effectuent avec l'auxiliaire / l'opérateur DO :

 

 

Does Race Bias Taint the Death Penalty?

Does Race Bias Taint the Death Penalty?, NYT, 15.7.2011,
    http://www.nytimes.com/2011/07/16/opinion/l16death.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mike Lester

Rome News-Tribune

Rome, GA

Cagle

7 June 2010
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il existe par ailleurs d'autres opérations linguistiques, qui, elles,

utilisent des auxiliaires de modalisation / les modaux :

can, will, must, may, etc.

 

 

DO auxiliaire s'emploie très souvent.

Ses formes sont simples, limitées et peu variées :

' DO, ' DON'T, ' DO NOT

' DOES, ' DOESN'T, ' DOES NOT

' DID, ' DIDN'T, ' DID NOT

D'YOU/YA (forme contractée) = DO / DID YOU/YA

 

 

Forme archaïque : doth

 

 

 

Négation > not

Rappelons qu'à l'exception du verbe BE (I'm not happy),

et de l'infirmation de l'antériorité dans le passé : HAD + not + p. passé,

la négation passe par DO auxiliaire :

 

DO + NOT + BV

I don't want to go.

Voir aussi  >  Suite d'enoncés en DO

 

 

 

DO auxiliaire précède et met en évidence la base verbale (BV),

qui est la forme non conjuguée - forme brute - du verbe :

 

I don't like to be alone in the night

And I don't like to hear I'm wrong when I'm right

And I don't like to have the rain on my shoes

But I do love you

But I do love you

    "But I Do Love You"
     http://www.azlyrics.com/lyrics/leannrimes/butidoloveyou.html

 

 

 

 

 

Dans de nombreux cas (reprise par auxiliaire > ellipse),

la Base Verbale (BV) est implicite

et n'apparaît pas après DO auxiliaire.

Cet opérateur a alors "le dernier mot" :

il valide (DO) ou invalide (DO + NOT)

la relation prédicative (sujet-complément),

fonctionnant parfois comme un couperet,

donnant à la séquence un aspect lapidaire, définitif.

La discussion est close :

 

 

 

Steve Nease
Ontario

Cagle
4 June 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emphase (insistance) :

 

 

I do need a new computer.

J'ai vraiment besoin d'un nouvel ordinateur.

 

Autre exemple > http://www.nytimes.com/2009/11/04/opinion/l04teach.html

 

 

Validation + emphase (ce que je dis est vrai) :

He DID lie to us.

Moi qui parle, je vous assure qu'il nous a bel et bien menti.

 

 

Impératif emphatique (faites ce que je dis) :

Do mention the war!

N'oubliez surtout pas de parler de la guerre,

parlez donc de la guerre, osez parler de...
   
    http://observer.guardian.co.uk/comment/story/0,6903,1535129,00.html

 

 

Négation : I don't want to see you anymore. / Don't do it!

 

 

Question : Do you love me?
   
(Est-ce que) tu m'aimes ? Tu m'aimes ?

 

 

 

A l'inverse de DO verbe (faire / accomplir / avoir comme rôle, métier),

DO auxiliaire est un mot-outil dont la fonction première n'est pas de "vouloir dire quelque chose"

(au sens lexical du terme), mais d'apporter une aide linguistique, un support, un signal,

pour poser une question / s'interroger, nier, infirmer, confirmer,

constater, affirmer une vérité, insister.

 

 

 

DO auxiliaire change de valeur en fonction de la nature de l'échange entre énonciateurs

(conversation d'ordre pratique, discussion philosophique,

questionnement, entretien, joute oratoire, négation, etc.).

On ne peut donc le réduire à une traduction unique.

Dans une question / un questionnement,

on se gardera de traduire mécaniquement DO auxiliaire par "est-ce que",

d'autant plus que cette forme n'est pas nécessaire en français :

 

Do/Did you love her?

(Est-ce que) tu l'aimes ?

 

What did you do today?

T'as fait quoi aujourd'hui ?

 

De plus, DO auxiliaire ne peut se traduire

par "est-ce que" dans un impératif, une validation ou une négation :

She doesn't live here anymore.

*??? Elle est-ce-que n'habite plus ici.

 

 

 

S'il n'a pas toujours de définition lexicale (donc pas de traduction automatique en français),

DO auxiliaire a souvent une portée de sens,

une valeur discursive (comment on "aiguille" le discours,

ce que l'on veut obtenir de l'autre par les mots,

ce que l'on veut gagner, en acte et/ou en parole).

 

DO auxiliaire est signifiant,

même si cette signification ne peut être toujours expliquée, définie.

Il y a donc des mots qui ne veulent parfois rien "dire" (au sens lexical du terme),

et qui pourtant jouent un rôle essentiel.

 

Dans certains contextes,

DO auxiliaire ne veut rien "dire",

mais il s'avère aussi indispensable,

dans l'échange entre énonciateurs,

que les principaux signaux du code de la route (STOP, !, X).

 

Voir graphismes associés à la valeur impératif de DO auxiliaire

 

 

 

Le sémantisme, ce n'est d'ailleurs pas seulement le lexique, le sens des mots (définitions) :

c'est aussi le montage (ordre, place, relation) des mots / des énoncés les uns par rapport aux autres,

ce qu'un mot évoque dans la mémoire de celui qui parle / écoute, donc la valeur sémantique ajoutée

(ce qui est dit + ce qui a été dit auparavant + ce qu'on pense qui va se dire + ce que je pense de tous ces éléments),

sans oublier ce qui n'est pas dit : sous-entendu, ironie, mensonge, grimace, gestuelle.

Un énoncé peut en cacher plus d'un autre, et la phrase la plus banale

peut avoir des ramifications complexes.

 

 

 

Le sémantisme, c'est aussi la typographie (voir publicité ci-dessous), la maquette,

le type et l'aspect du support (papier, écran), la ponctuation, le rythme, l'intonation,

le ton, l'élocution, l'accent géographique / social, les parasites sonores,

la gestuelle, les mimiques, le regard, l'enjeu discursif (ce que je veux obtenir de l'autre en parlant) :

toute une signalisation linguistique (langue) et extralinguistique (réel).

 

 

 

 

 

In Memory of the War Bonds you Didn't buy.
Collection: Ad*Access
Company: Farmers and Mechanics Savings Bank of Minneapolis
Product: 2nd War Loan Drive
Publication: Minneapolis Star Journal
Publication Type: Newspaper
Year: 1943
Number of Pages: 1
Description: Soldier's helmet and gun are focus of the ad, implying death of an American soldier
Subject: War--War Bonds
Illustration--Drawing
Military
Item Number: W0334
Duke University
http://library.duke.edu/digitalcollections/adaccess.W0334/
 

 

 

 

 

 

 

Même si DO auxiliaire n'a souvent pas de sens lexical,

il contribue au sémantisme de l'énoncé.

 

Poser une question en DO / DID auxiliaire + GNS + BV ...  + ? - ,

c'est la polariser, la charger d'une valeur discursive.

 

Un énoncé en DO auxiliaire, quel qu'il soit, aussi banal semble-t-il, n'est pas neutre.

DO auxiliaire sort l'énoncé du continuum discursif (discours routinier, récurrent).

Il le nuance, module, modalise, théâtralise, lui attribue un "plus" sémantique, un rôle précis.

En cela, il n'est pas sans ressembler à d'autres auxiliaires, les modaux.

 

 

 

Un énoncé peut ne pas avoir la même valeur en DO ou sans DO.

 

Exemples :

 

Did you see that? ... Did you see that Sir?

 

Dans une scène essentielle du film United 93 (2006),

cette question est posée à son supérieur par un contrôleur aérien

qui voit, non pas sur écran-radar mais à travers les vitres de la tour de contrôle,

le deuxième avion percuter le World Trade Center à New York (9/11).

Voix incrédule, hébétée, intonation neutre, regard dans le vague :

le contrôleur n'arrive pas à croire / à comprendre ce qu'il voit.

Tout au long du film,

la mise en scène insiste sur l'aspect totalement inattendu des attentats du 11 septembre 2001.

 

 

 

DO auxiliaire marque la sortie du continuum

(le banal, ordinaire, ordonné, commun, attendu, connu d'avance,

possible, pré-dit, pré-défini, pré-vu / visible).

Changement de focale :

cet auxiliaire / opérateur délimite un avant et un après, pose un nouveau degré / point de vue

dans ce qui est pensé / dit / échangé.

 

 

 

Dans cette scène de United 93 (2006), DO auxiliaire a valeur épistémique :

ce que je vois est-il réel ? Ca arrive vraiment ?

C'est vrai ? Vrai ou faux ? Réel / Irréel ? Comment comprendre ?

 

Une transposition en HAVE auxiliaire + p. passé (present perfect)

n'aurait ni le même sens, ni le même effet.

On aurait au contraire une banalisation / minoration) :

???Have you seen that?

 

 

 

On retrouve cette sortie du continuum dans une scène décisive de Superman returns (2006).

Les deux méchants, Lex Luthor et son amante,

se précipitent dans un hélicoptère pour prendre la fuite.

Au décollage, prise de remords,

elle jette les cristaux qui auraient donné à son complice un pouvoir absolu.

Réaction incrédule de Luthor,

qui n'arrive pas à comprendre, qui n'avait jamais envisagé cette possibilité :

What did you do?! (puis un silence).

 

 

 

What did you do?!  (glose : tu te rends compte / tu as conscience de ce que tu as fait?! / Pourquoi ?)

n'est pas ici une question attendue sur un acte banal.

Elle porte sur l'existence même de l'acte et de la perception que le sujet en a :

c'est bien réel ? / (dis-moi que) je rêve pas ?

??? What have you done?  ne correspondrait pas à l'extra-ordinaire du geste.

La question de l'existence même du fait ne serait pas posée.

 

 

 

Cette bifurcation / ce démarquage / cette théâtralisation n'a pas d'équivalent en français :

What did you do?!    /    What have you done?

T'as fait quoi / Qu'est-ce que t'as fait? (passé composé dans les deux cas).

 

 

 

What happened?

Un personnage de Syriana (2005), filmé en plan rapproché,

veut savoir "ce qui s'est passé" après un attentat.

Contexte : agressions et attentats sont fréquents au Moyen-Orient.

Question factuelle, rapide,

qui cadre d'ailleurs bien avec le style hâché, quasi documentaire du film.

 

 

 

What did happen?

A l'inverse, dans le film fantastique The Village of the Damned (1960),

tourné en noir et blanc, le personnage principal, cadré de face en gros plan,

pose une question théâtrale / s'interroge

sur les événements mystérieux et dramatiques qui frappent le village.

Il semble presque s'adresser au spectateur.

 

 

 

De même,

 

What have you done?

diffère de

What did you do?

 

 

It does'nt work.    ≠        it's not working.

 

 

 

Autre exemple :

Interviewé par un journaliste du Guardian (Film Weekly podcast),

un acteur de Breach (2007), film d'analyse psychologique des espions du FBI, 

insiste sur le fait qu'il se sent étranger au monde des ordinateurs.

 

De son point de vue,

ordinateurs et mobiles ne sont pas nécessaires

(nécessité au sens modal / éthique du terme) :

I don't even have a cell phone.

Jugement = moi énonciateur, j'ai réfléchi et j'estime qu'avoir un mobile est superflu.

Sous-entendu :

je préfère voir le monde d'un autre angle,

sans être asservi aux nouvelles technologies.

 

En mode mineur, sans DO auxiliaire :

I haven't got a phone.

(situation précise > constat > déclaration factuelle, pratique)

http://www.shortstorycorner.co.uk/helpinghand.htm

http://corryn.net/autochthonic.html

http://www.boards.ie/vbulletin/showthread.php?p=53863698

http://lloydi.com/travel-writing/round-the-world-trip/country/
05-australia/10-western-australia/day188-ethel-swindon.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 12        21.2.2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 12        30 January 2009
http://digital.guardian.co.uk/guardian/2009/01/30/pdfs/gdn_090130_ber_12_21794951.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        University 2007        p. 9        16.8.2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme le souligne la graphie des deux publicités ci-dessus,

avec DO aux , les enjeux sont clairs et nets.

 

On le voit dans ces publicités :

DO aux  "annonce la couleur",

signale souvent à l'interlocuteur que l'échange va se polariser (affirmatif / négatif),

s'intensifier et faire jouer des valeurs essentielles, décisives

(analyse, vérité, volonté, mensonge,

culpabilité, interdit, ce qui se fait / ce qui ne se fait pas (dos and don'ts ).

 

 

 

 

 

President Bill Clinton - 1998 ?

"I did not have sexual relations with that woman... Monica Lewinsky"

YouTube
http://www.youtube.com/watch?v=KiIP_KDQmXs

Related
http://www.nytimes.com/1998/08/18/us/testing-president-overview-clinton-admits-lewinsky-liaison-jury-tells-nation-it.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Valeurs de  DO aux :

 

- constater, confirmer, vouloir connaître la vérité, affirmer une vérité, une volonté

- nier une accusation, un mensonge, réfuter une affirmation

- donner un conseil net / catégorique, un ordre

- formuler une interdiction

- faire de la provocation

- prendre ou non une décision

 

 

Cette délimitation / orientation / polarisation du champ et des lignes de force du dialogue,

qui se double d'une intensification de l'échange, ressort nettement dans les entretiens,

jeux de questions / réponses, publicités, sketches et chansons.

 

DO auxiliaire est alors très fréquent

et fonctionne comme un pivot, une balise, un signal.

L'échange transite, "tourne" autour de cet opérateur.

 

Ceci est d'autant plus systématique que, contrairement au français,

les réponses reprennent souvent l'auxiliaire de départ,

remettant ainsi à chaque fois son rôle en évidence :

Yes, I do / did. No, I don't / didn't  >  Voir échanges entre juge et accusé.

 

 

Cette focalisation sur DO se produit notamment

dans les séquences avec ellipses de la base verbale

(avec ou sans répétition de l'auxiliaire : No, I didn't, I didn't, I didn't!!!),

l'inversion rhétorique auxiliaire-sujet et les questions tags.

 

 

 

Un bon exemple en est ce sketch des Monty Python :

 

 

 

 

 

Monty Python's Flying Circus > Argument Clinic

YouTube
http://www.youtube.com/watch?v=kQFKtI6gn9Y&feature=PlayList&p=CDFEA6D52E5CC0EC&index=0

added 4 September 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le texte suivant donne également

un exemple de cette délimitation / sérialisation / intensification

du discours par l'opérateur DO.

 

 

 

2003, émission télévisée de la BBC.

Tony Blair, premier ministre britannique,

est confronté à une série de questions relatives à la guerre en Irak :

 

 

APPLAUSE

 

TONY BLAIR: That is why you avoid war if you possibly can, and that is why we went through the United Nations. Now there were innocent people, I'm afraid as well as guilty that died in Kosovo, and in Afghanistan.

But in the end I felt on both occasions we had no option but to do this.

And I remember at the time of Kosovo, I remember saying no let the peace negotiations go on several more weeks in order to try and get them sorted so that we didn't have to take on Milosevic.

But when you say that Saddam is a monster that is irrelevance, I'm afraid, to how you deal with the situation because a monster is not somebody you want to allow to develop chemical, biological and nuclear weapons.

JEREMY PAXMAN: The question is what freedom he has under the current inspection regime but we've discussed that already, I want to explore a little further about your personal feelings about this war. Does the fact that George Bush and you are both Christians make it easier for you to view these conflicts in terms of good and evil?

TONY BLAIR: I don't think so, no, I think that whether you're a Christian or you're not a Christian you can try perceive what is good and what is, is evil.

JEREMY PAXMAN: You don't pray together for example?

TONY BLAIR: No, we don't pray together Jeremy, no.

JEREMY PAXMAN: Why do you smile?

TONY BLAIR: Because - why do you ask me the question?

JEREMY PAXMAN: Because I'm trying to find out how you feel about it.

TONY BLAIR: Possibly.

JEREMY PAXMAN: Right, would anyone else like to have a question?

FEMALE: Yes, I would like to ask do you believe that the people of your country are behind you at the moment?

TONY BLAIR: I think that, I think if there were a second UN resolution then I think people would be behind me. I think if there's not then there's a lot of persuading to do.

FEMALE: Because I don't, I don't share any confidence that the people are behind you at the moment. Everybody that I've spoken to within my circle oppose what's happening at the moment.

 

APPLAUSE

    Transcript of Blair's Iraq interview, BBC, Thursday, 6 February, 2003, 22:09 GMT,
     http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/newsnight/2732979.stm

The Guardian        p. 17        4.5.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 16        14.2.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        Society 2        p. 4        26.4.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 10        17.5.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 11        26.4.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 9        22.4.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        Society        p. 1        15.2.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 4    22.2.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        Weekend        p. 74        6.5.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        Review        p. 16        18.2.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 8        25.2.2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        Weekend        p. 114        18.2.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 24        10.3.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        Work        p. 1        18.2.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        Film & Music        p. 7        17.3.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 19        24.4.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 8        4.5.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        Weekend        p. 58        6.5.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 17        5.7.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 17        15.6.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        Film        p. 8        17.3.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        Media        p. 13        13.2.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        Weekend        p. 10        15.4.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        G2        p. 4        1.3.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Guardian        p. 13        28.7.2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

G2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir aussi

 

ellipse de certains mots, dont DO auxiliaire

 

 

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